L’Empereur Auguste et la Sibylle de Tibur

  • Auteur : Attribué à Konrad Witz

  • Catégorie : Peinture

  • Technique : Huile sur bois

  • Date : Vers 1435

  • Dimensions : Hauteur 103,3 cm ; Longueur 82 cm

  • Provenance : Legs Marie-Henriette Dard, 1916

  • Numéro inventaire : Inv. DA 161 A

  • Copyright : © Musée des Beaux-Arts de Dijon/François Jay

  • Informations complémentaires : Musée des Beaux-Arts, salle 3

L’ensemble de « Primitifs » suisses et rhénans du musée des Beaux-Arts constitue l’une des originalités de ses collections. Riche d’une quarantaine de tableaux, il représente un témoignage capital de la production artistique germanique de la fin du Moyen Âge, massivement détruite par la Réforme.

L’œuvre la plus célèbre est ce volet qui faisait partie du retable dit du Miroir du Salut, probablement commandé par les chanoines de l’église Saint-Léonard de Bâle. L’essentiel de ce polyptyque aujourd’hui démembré est conservé au Kunstmuseum de Bâle. Le programme iconographique, rare et complexe, se fait l’écho des questions débattues par le concile ouvert par le pape Eugène 4 à Bâle en 1431.

La scène représente ici l’empereur Auguste consultant la Sibylle de Tibur pour savoir s’il doit accepter d’être divinisé ; c’est le jour de la naissance du Christ et, pour toute réponse, la Sibylle lui montre dans le ciel une apparition de la Vierge et de l’Enfant, ce que traduit le geste des personnages éblouis. Cette vision n’est pas figurée sur ce volet, ou ne l’est plus, le fond d’or ayant été refait ultérieurement.

Konrad Witz, originaire de Souabe et actif à Bâle, appartient à une génération de peintres qui rompt avec le « gothique international » et qui intègre des innovations venues des Pays-Bas méridionaux, comme en témoignent les volumes définis par la lumière ou le rendu illusionniste des matières.