Musées en liberté

 

Musées en Liberté  - édition 2017.

L'exposition à ciel ouvert dans le rue de la Liberté et cette année sous les halles centrales de Dijon, est placée sous le signe de La gastronomie et du banquet avec

un total de 26 oeuvres presentées.

 

 

Tel un clin d’oeil au lancement de la saison 2 du Brunch des Halles (du 14 mai au 24 septembre) et au repas traditionnel français, désormais classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, Musées en Liberté est inauguré ce samedi 20 mai 2017 à 18h par François Rebsamen, maire de Dijon, président de Dijon Métropole.
Cet évènement s’inscrit en préambule de la 13ème édition de la Nuit des musées, manifestation nationale qui se déroulera à la suite, de 20 h à minuit, dans tous les musées de Dijon. L’occasion pour les petits et grands, amateurs d’art ou simples curieux, de découvrir les oeuvres des différents musées de la ville.

 

 

Levez la tête et dégustez :
A Dijon, les musées sont en Liberté !

 

 

Découvrez l'ensemble des oeuvres !

 

 

La fête champêtre à la cour de Bourgogne

Anonyme français

Peinture à l'huile sur toile

XVIIe siècle


Le jardin du Moyen Âge sert à fournir nourriture et plantes médicinales. À partir du XIVe siècle, il devient aussi d’agrément, cadre de moments de détente et de fête. Dans un pré parsemé d’arbres, une assemblée de seigneurs et de dames, vêtus d’élégants costumes blancs, s’adonne aux plaisirs de la chasse, de la danse, de la musique et de la collation champêtre. Sur une table octogonale, sont posés de luxueux accessoires de table. Les coupes, assiettes de fruits, assiettes dorées rappellent l’usage de couverts précieux apportés par les convives eux-mêmes. Des armoiries, présentes sur la bannière suspendue à la trompette d’un musicien et à la porte du bâtiment sur pilotis indiquent la présence de Philippe le Bon, duc de Bourgogne de 1419 à 1467 : l’homme accoudé à la table, faucon en main, accompagné de son porte-épée.


Dépôt : Versailles, Musée national du Château. Inv. 3981

 

Exposée au musée des Beaux-Arts, salle 1

 

 

 

 


© Musée des beaux-arts de Dijon/François Jay

Corbeille de fruits

 

Anonyme français

Peinture à l'huile sur toile

XVIIIe siècle


Dans cette corbeille, exhale un délicat parfum de grappes de raisin voisinant avec un melon, des pêches, des poires et des prunes. Le peintre joue avec des couleurs délicates variant au gré des lumières et témoigne d’une grande habileté dans le rendu de la finesse de la peau des grains de raisin, du velouté des pêches ou l’aspect plus granuleux du melon. Si la nature morte au XVIIe était porteuse d’une symbolique sur le temps qui passe et la fragilité de la vie, elle évolue au siècle suivant. Très présente dans les intérieurs privés, ces natures mortes, corbeilles de fruits et compositions florales, sont recherchées pour le réalisme et la délicatesse de la touche.


Conservée dans les réserves, dans le cadre du chantier de rénovation.

Inv. CA 723

 

 

 


© Direction des Musées et du Patrimoine de Dijon/François Jay

Le Marchand de marrons

 

Matthys Naiveu

Peinture à l'huile sur toile

fin XVIIe- début XVIIIe siècle

Peintre hollandais très productif, Matthys Naiveu est connu pour ses scènes de genre aimant dépeindre le quotidien de ces contemporains. Dans une échoppe ouverte sur rue regorgeant de produits alimentaires (aulx, poissons, salaisons) et d’ustensiles de cuisine, un couple nous interpelle. La femme pointe du doigt le geste de l’homme affairé à la pesée de marrons dans une balance qu’il manipule avec soin. Publicité avant l’heure de cette marchande vantant les bienfaits de ces marrons ? Ou bien faut-il voir dans l’utilisation de la balance, placée au centre de la composition, le symbole de la tempérance et de la juste mesure qui devraient conduire chacun de nos actes ?


Conservée dans les réserves, dans le cadre du chantier de rénovation.

Inv. G 16

 

 

 

 


© Musée des beaux-arts de Dijon/François Jay

Nature morte

 

Philippe-Alexandre-Ferdinand Bizard

Peinture à l'huile sur toile

1869

 

Choux, maïs, oignons, fromage, bouteille, verre, autant d’éléments invitant à la dégustation. Cette composition plutôt appétissante n’en reste pas moins une nature morte, un genre très en vogue encore au XIXe siècle. Outre l’effet réaliste souvent recherché par les peintres, les natures mortes sont des iconographies faites pour donner à réfléchir, à méditer sur le plaisir des sens et sur le caractère vain et futile de ceux-ci. À l’opposé donc de cette eau à la bouche ressentie à la vue de ce fromage dont on perçoit l’odeur !


Conservée dans les réserves, dans le cadre du chantier de rénovation

Inv. CA 228 et 760

 

 


© Musée des beaux-arts de Dijon/François Jay

Le pâtissier et le ramoneur

 

Paul-Charles Chocarne-Moreau

Peinture à l'huile sur toile

fin XIXe siècle

 

Cet artiste, né à Dijon, est connu pour sa peinture réaliste et ses illustrations. Il s’intéresse particulièrement à la représentation de l’enfant, à son innocence mais aussi à la difficulté sociale dans laquelle il peut se trouver. Pour autant, Chocarne-Moreau ne dramatise pas cette scène où un jeune pâtissier, plutôt assimilé à un cuisinier à cette époque, offre quelques écrevisses, à déguster, à même la casserole, à un petit ramoneur. Les couleurs sont tranchées et vives : le ramoneur, couvert de suie de la tête aux pieds, est la contre réplique de l’apprenti pâtissier à la toque et à la veste parfaitement blanches.


Conservée dans les réserves, dans le cadre du chantier de rénovation

Inv. J 283

 

 

 


© Direction des Musées et du Patrimoine de Dijon/François Jay

La rue Claude Ramey

 

Jules Talmot

Peinture à l'huile sur toile

1885

 

Jules Talmot donne vie au marché alors installé à l’intérieur et à l’extérieur de l’église des Jacobins. Démolie en 1874, l’église
laisse place à partir de 1875 aux halles centrales, motivées par de nouvelles exigences en matière d’hygiène, de sécurité et de
commodité. À l’arrière-plan, on distingue la lanterne de Notre-Dame, le Jacquemart et la rue Musette, tandis qu’au premier plan, les Dijonnais s’animent : des hommes en biaude, un vitrier, une maraîchère avec ses choux...


Exposée au 1er étage du musée de la vie bourguignonne, salle de la vie industrielle

 

 

 

 


© Direction des Musées et du Patrimoine de Dijon/François Jay

Pastèques

 

Maurice Boitel

Peinture à l'huile sur toile

1948

 

Fort d’une peinture expressive, Maurice Boitel a exploré différents thèmes au cours de sa carrière. Seuls quelques éléments composent cette nature morte : une pastèque et des aubergines posées dans un plat, un pot à eau, un citron et un couteau placés de manière réfléchie sur un tissu blanc orné d’un liseré rouge qui couvre une partie de la table. Des couleurs vives posées en aplat relèvent cette composition sobre.


Dépôt de l’État : Paris, F.N.A.C. Inv. 3924 bis


Conservée dans les réserves, dans le cadre du chantier de rénovation.

 

 

 


© Musée des beaux-arts de Dijon/François Jay

Le banquet

 

Arpad Szenes

Gouache sur papier

1954

 

À son retour du Brésil en 1944, Arpad Szenes a illustré pour un éditeur le Chant de l’Amour et de la Mort du Cornette Christophe Rilke de Rainer-Maria Rilke : il en a extrait le thème du banquet qu’il a représenté pour la première fois dans un tableau de 1948.
L’artiste a expliqué qu’il avait cherché à représenter plastiquement des strophes et à illustrer leur rythme. Dans cette version de 1954, utilisant une plus grande liberté d’expression, les formes sont dissoutes ; la tache devient l’élément primordial de la composition.


Conservée dans les réserves, dans le cadre du chantier de rénovation

Inv. DG 35 quater

 

 


© Musée des beaux-arts de Dijon/François Jay © ADAGP, Paris 2017

Bon point des Biscuits Pernot

 

Anonyme

Chromolithographie sur papier

XXe siècle

 

Une fillette sagement attablée, la serviette nouée autour de son cou et levant à sa bouche une cuillère pleine de nourriture montre l’exemple tandis que l’on retrouve inscrit le conseil d’hygiène suivant : « Mangez doucement et mâchez bien ».
Couleurs vives et scènes naïves issues du monde enfantin animent une série de bons points proposés par la Manufacture des Biscuits Pernot. L’entreprise dijonnaise, constituée de deux sites de production (rue Courtépée et rue de Jouvence), célèbre pour ses nombreux biscuits, joue la carte des produits dérivés : quel petit Dijonnais n’a pas connu bon point, protège-cahier ou buvard ...


Conservée dans les réserves du musée de la vie bourguignonne

 

 

 

 


© Direction des Musées et du Patrimoine de Dijon/François Jay

Affiches des Biscuits Pernot

 

Anonyme, Marcellin Auzolle Gex et Jack Abeillé

Lithographie sur papier
non datée, 1903, 1896

 

En 1869, Auguste Pernot fonde une biscuiterie.

Les frères Richard rachètent cette petite usine à vapeur en 1883 et la transforme en une grande unité industrielle, employant plus de 1200 ouvriers. 400 variétés de biscuits sont proposés aux gourmets. Ces trois affiches, élégantes et raffinées, à l’instar des femmes représentées, composées dans un pur style art nouveau évoquent la diversité et la délicatesse des biscuits proposés :
Amandines de Provence, Suprême Pernot, Fleur des Neiges, Petit-Beurre Gamin, Sugar Pernot...
La plupart dévorait des yeux seulement ces exquises douceurs. À partir des années 1945, la concurrence internationale sévit, les goûts alimentaires évoluent. L’usine est vendue en 1963 et quitte Dijon en 1974.


Conservées dans les réserves du musée de la vie bourguignonne, exposée dans la salle de convivialité

 

 

 


© Direction des Musées et du Patrimoine de Dijon/François Jay

Nature morte au poisson

 

Jean Le Moal

Peinture à l'huile sur toile

1949

 

Cet artiste est l’un des représentants phares de la peinture non figurative. Le peintre a déposé sur la toile quelques formes colorées (bleu, rouge, jaune et orange) que nous pouvons identifier comme étant un poisson, un panier et la base d’une carafe. La touche n’est pas réaliste, la composition et la mise en perspective ne répondent pas aux normes classiques ; pourtant se dégage de cette oeuvre un dynamisme dû à la chaleur de la palette de couleurs.


Conservée dans les réserves, dans le cadre du chantier de rénovation

Inv. 4511


© Musée des beaux-arts de Dijon/François Jay
© ADAGP, Paris 2017

Affiche Vinaigre de Bourgogne Bernard

 

Jean Even

Lithographie sur papier

1955

 

L’archétype de l’homme issu de la noblesse, vêtu de sa redingote, de son gilet et de son foulard présente avec une satisfaction évidente le vinaigre de la maison Bernard et sa « noblesse du goût ». Fondée en 1817, par le compagnon Bernard la Vivacité, tonnelier, la fabrique, à l’origine de moutarde et de vinaigre, s’installe rue Mably. Afin de réaliser la place Grangier, l’entreprise déménage en 1924, rue de la Boudronnée. Les Vinaigreries Réunies de Bourgogne et Franche-Comté, Bernard fils et Compagnie, sont reprises en 1964 par un grand groupe industriel.


Conservée dans les réserves du musée de la vie bourguignonne

 

 

 


© Direction des Musées et du Patrimoine de Dijon/François Jay
© ADAGP, Paris 2017